Clôture de la 3ème Alternative Mining Indaba sur fond d’un plaidoyer

Southern Africa Resource Watch

Clôture de la 3ème Alternative Mining Indaba sur fond d’un plaidoyer

Kinshasa12-07-2019Economie – Plusieurs recommandations ont été formulées au cours de cette 3ème Alternative Mining Indaba entre autres, s’assurer du contrôle des substances minières, vulgariser le nouveau code minier, définir une vision minière claire, créer une bourse des valeurs, organiser une table ronde sur la filière du cobalt, organiser une table ronde sur le fonds minier et la prise en compte par le gouvernement du décret portant création et organisation du fonds minier.
Les lampions se sont éteints le jeudi, 11 juillet au Pullman Hôtel où pendant trois jours, les participants à la 3ème édition de Alternative Mining Indaba ont exploité le thème « l’an un du code minier : application, défis et opportunités ».

Trois moments forts ont marqué les travaux au cours de cette édition, la cérémonie d’ouverture, les travaux en plénière et la cérémonie de clôture.

Plusieurs recommandations ont été formulées à cet effet, il s’agit de s’assurer du contrôle des substances minières, vulgariser le nouveau code minier, définir une vision minière claire, créer une bourse des valeurs, organiser une table ronde sur la filière du cobalt, organiser une table ronde sur le fonds minier et la prise en compte par le gouvernement du décret portant création et organisation du fonds minier….

Le Conseiller principal du Chef de l’Etat au collège Mines et Energie, Michel Eboma a annoncé la tenue d’une prochaine évaluation de la mise en œuvre des résolutions des conférences minières de la Rdc et l’organisation d’une 4ème conférence minière de la Rdc qui va se tenir à Kisangani en septembre prochain dans la province de la Tshopo.

Le Secrétaire général en charge des Mines, Joseph Ikoli a annoncé l’organisation dans les prochains jours du lancement de la campagne sur la vulgarisation du code minier révisé.

Pour le Directeur exécutif de Southern Africa Ressource Watch (Sarw), le rendez- vous annuel de Alternative Mining Indaba est une opportunité offerte aux acteurs du secteur minier d’échanger sur la question de la gouvernance minière en Rdc. Cette édition a la particularité de faire une lecture de la révision du code minier et des bénéfices tirées de l’exploitation minière après une année de sa mise en œuvre dans un contexte politique caractérisé par l’arrivée au pouvoir des nouveaux dirigeants.

Jean-Claude Kabemba a précisé que deux enjeux majeurs marquent cette édition, il s’agit de la menace croissante des investisseurs miniers de la part des creuseurs artisanaux et l’intéressement de la jeunesse congolaise à la gouvernance du secteur minier ; il a aussi été relevé la nécessité de toujours recourir à la sagesse collective qui a caractérisée le processus de révision du code minier.

Plusieurs sessions ont été organisées avec des thèmes très pertinents. Il ressort que le processus de révision du code était participatif, mais le code minier révisé reste un outil attractif. Le code minier peut conduire à l’atteinte des Objectifs du Développement Durable(ODD), pour cela, il faut accroître le secteur minier en luttant contre la corruption.

Concernant la redevance minière, elle est effective, juste qu’il faudrait résoudre le problème de répartition des fonds.

La question sur le Fonds minier a été abordée au cours de ces assises. Il ressort que ce fonds est un établissement dont la gestion doit impliquer plusieurs acteurs et orientée vers la recherche géologique, le financement du redressement économique des entreprises.

Un autre point qui a été abordé est l’exploitation artisanale. Celle-ci représente une ressource non négligeable.

Une cohabitation s’impose entre les artisanaux et les industriels et une prise en compte des mesures par le gouvernement.

Concernant les défis et opportunités du code minier révisé, les participants ont plaidé pour l’application effective et cohérente de toutes les dispositions du code minier révisé, le renforcement des capacités des Congolais, en vue de saisir les opportunités leur offerte par le code minier révisé.

Pour une transparence dans la gestion des minerais en Rdc

Georges Bokundu, Directeur des Programmes à Sarw a précisé que cette énième édition a voulu faire une évaluation de l’an un du code minier : quelles sont les implications de ce code, voir quelles ont été les faiblesses, s’il faut améliorer, car les lois sont toujours révisées et trouver des solutions.

Le Directeur des Programmes de Sarw a également souligné qu’Il faut une sécurisation des travailleurs, il faut instaurer la transparence, ce que les industriels récoltent il faut que les populations puissent en bénéficier.

Il faut un partage équitable entre les artisanaux et les industriels. Voir est-ce que ce code apporte- t-il un avantage surtout pour les populations qui doivent être les premières bénéficiaires étant donné que ces minerais sont extraits chez eux, a-t-il martelé.

La Présidence de la République accorde une importance capitale à ces assises

Le Conseiller du Chef de l’Etat en matière des Mines, représentant le Chef de l’Etat, Juvenal Kabwende a salué l’initiative.


« C’est une bonne expérience, ces assises ont permis d’évaluer le code un an après, pendant les trois jours, la société civile a invité d’autres parties prenantes, entre autres, la Présidence, le gouvernement, plusieurs sociétés minières pour évaluer le code un an après, qu’est ce qui est fait et qu’est ce qui n’est pas fait, c’est une très bonne initiative qu’il faut soutenir ».

Juvenal Kabwende a précisé concernant le code minier qui ne s’avère pas rencontrer l’attente de presque toutes les entreprises minières, le représentant du Chef de l’Etat a éclairé la lanterne de l’opinion en précisant que dans le discours d’investiture du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, l’option a été levée est qu’il s’agira d’étudier cas par cas certains points. On peut toujours perfectionner le code mais ça peut venir à la longue car c’est une œuvre humaine. Mais pour le moment, avançons d’abord. Concernant le secteur artisanal, Le Conseiller du Chef de l’Etat en matière des Mines a indiqué que le secteur artisanal est organisé dans notre pays. Il y a des zones d’exploitation artisanales qui ont été créées par le ministère des Mines ; mais aussi le ministère prend les arrêtés pour encadrer les exploitants artisanaux et dans la politique du Chef de l’Etat, il faut encadrer ces exploitants.

Ainsi, il y a toute une structure qui les accompagne, et l’objectif à la longue est de transformer le secteur artisanal en petite mine.

Donc, on ne peut pas parler d’une quelconque suppression du secteur artisanal, a-t-il conclu en substance.

Gisèle Tshijuka/MMC

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